LA RONDE DE NUIT BELLE DE JOUR

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LA RONDE DE NUIT BELLE DE JOUR

ce forum a pour but de réunir des personnes ayant des problèmes de poids et ensemble nous pouvons trouver des solutions, différentes solutions peuvent être envisagée : l'anneau gastrique, le by-pass et la sleeve.


    [Mon parcours, du tout début] Mary

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    * Mary *

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    [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Lun 28 Oct 2013 - 16:36

    NB : Changement de pseudo (anciennement Lou Dickens)

    Coucou à tous et à toutes,

    Maintenant que j'ai pris mes marques sur le forum, il est temps pour moi de me présenter. Je ne vous promets pas que je ne pondrai pas un pavé comme à mon habitude, mais je vais tacher d'être brève !

    [Edit après avoir rédigé le tout] Bon ben c'est raté pour le message bref, désolée ! Si vous n'avez pas le courage de lire tout ce concentré de ma petite vie, je vous invite à descendre directement au passage qui suit les 5 étoiles violettes, tout en bas de ce message, qui récapitule où j'en suis actuellement et le tout début de mon parcours Smile

    Pour commencer, je suis de la région Lilloise depuis quelques années. J'ai eu 24 ans cette année, et si je suis ici c'est parce que j'envisage de me faire opérer d'une Sleeve dès que j'en aurai l'occasion.

    Actuellement, je suis à un IMC de 41,5 stabilisé depuis de nombreuses années. Je mesure 1m74 et je pèse 128kg (c'est le poids auquel j'ai été stable le plus longtemps, mais je suis montée jusqu'à 134kg au maximum).

    Au contraire de certaines personnes, je n'ai pas été en surpoids dès mon plus jeune âge. J'étais mince au cours des premières années de ma vie, bien portante mais "normale" pour celles qui ont suivi. J'ai toujours été très grande pour mon âge.

    J'ai perdu mon papa quand j'étais petite fille, mais malgré cela je ne considère pas avoir eu une enfance malheureuse. J'ai été suivie par un psychologue pendant quelques mois, qui en a conclu que j'avais fait mon deuil de la bonne façon. Jusqu'à présent, je n'ai jamais considéré que ma prise de poids avait été en rapport avec cet évènement. Mais comment savoir ?

    Le plus gros de ma prise de poids a débuté après mon entrée au collège, et arrivée au lycée mon obésité était déjà très bien installée et je flirtais avec les 120kg.

    Considérant ma grande taille et ma prise de poids énorme et rapide, j'ai eu de gros problèmes d'articulations (genoux notamment) et le médecin parlait d'un début d'arthrose. Puis c'est passé, et depuis je n'ai presque plus jamais eu mal. Je ne sais pas où ça en est actuellement.

    J'ai suivi divers régimes, de mes 12 ans jusqu'à il y a quelques années, qui n'ont jamais vraiment réussi car je n'étais simplement pas prête pour ça, cela créait des conflits avec ma famille, j'ai difficilement vécu leur inquiétude et leur déception, ma culpabilité et bien sûr une tendance naturelle à aimer manger et à me réfugier dans la nourriture (donc plus encore lors des conflits à ce sujet).


    Par contre, j'ai toujours eu une vie sociale, amoureuse, sexuelle, précoce mais équilibrée. J'étais pas malheureuse, j'acceptais mon corps et ne complexait pas, j'avais des amis, j'ai eu des petits amis. Pendant la période que je vais évoquer dans les paragraphes suivants, j'avais un copain qui avait le même âge que moi (17-18 ans) et avec qui j'avais des rapports harmonieux, qui acceptait mon corps mais aussi ma façon de vivre et de m'alimenter.

    J'ai découvert le régime hyperprotéïné Dukan au cours de mon année de terminale, et je me suis lancée à corps perdu dans cette bataille. J'ai eu des résultats rapides, et en un an j'avais perdu 18kg, ce qui était très bien à mon goût, je découvrais un joli visage que je n'avais jamais vu sous ces joues bouffies et cette grosse tête ronde. J'étais parvenue à descendre aux alentours de 100kg et même s'il restait de la route à parcourir, je me sentais mieux. J'étais loin de me trouver parfaite, mais à 100kg, je me trouvais "bien".

    Puis des changements se sont produits dans ma vie, j'ai quitté le lycée et commencé la fac, quitté le cocon familial pour me retrouver propulsée à plusieurs dizaines de kilomètres, dans une grande ville (alors que j'avais toujours vécu dans un village), toute seule en cité universitaire. Là j'ai découvert la liberté, pouvoir faire mes courses comme je le voulais et quand je voulais, les snacks à chaque coin de rue, la malbouffe dûe à la vie en chambre universitaire. A commencé à ce moment là une longue suite de semi-mensonges et occultation de la vérité. Quand je rentrais chez ma mère le week-end, j'étais au régime et très sérieuse, pour totalement lâcher dès que j'étais de retour dans ma chambre.

    A la fac, ça n'allait pas, je découvrais un système ingrat, peu valorisant, là où j'avais toujours été bonne élève et estimée de mes professeurs, je n'ai rencontré à la fac qu'un mur d'indifférence qui m'a beaucoup fait souffrir. Au delà de ça, je n'ai réussi à me lier avec aucun des étudiants de ma classe, et ayant quitté toutes les personnes que j'avais connues au collège et lycée, je me suis rapidement retrouvée très très seule.

    Sur l'année qui a suivi, j'ai repris exactement le double de ce que j'avais perdu, 35kg. Avec en prime de nouvelles habitudes alimentaires qui ne m'ont jamais quitté et qui étaient vraiment vraiment mauvaises... Le principe du régime Dukan étant : Aucune restriction de quantité, mais seulement des aliments autorisés. Ca me convenait, car j'adorais la viande et les laitages, seulement, cela m'a donné des habitudes de grignotage que je n'avais pas auparavant, ainsi que l'habitude de remplir de grosses assiettes (viandes et légumes, mais évidemment par la suite c'est resté, pour tous les aliments que j'avalais), grignotage salé n'importe quand, viande à volonté...etc.

    Aujourd'hui, lorsque je cuisine, c'est jamais un seul steak ou une seule escalope, mais deux au minimum. Lorsque j'ouvre un paquet de jambon, je le termine. Si je décongèle une baguette, c'est pour un gigantesque sandwich plutôt que pour la manger sur un ou deux jours.


    Une énorme claque de fatalisme m'est tombée dessus. J'ai compris à ce moment qu'AUCUN régime ne pouvait fonctionner pour lutter contre l'obésité, qu'une alimentation équilibrée était la solution pour perdre quelques kilos et stabiliser son poids quand on était simplement en surpoids, mais que jamais ça ne pourrait faire maigrir quelqu'un de plusieurs dizaines de kilos durablement. Que quoi qu'il arrive, je ne serais jamais mince, que j'étais en mauvaise santé et le resterait toute ma vie, que ma santé continuerait à se dégrader et que je ne pouvais rien y faire.

    J'ai commencé à sécher les cours, parce que je n'y arrivais pas. Je culpabilisais énormément, car je savais que j'avais les capacités pour être une bonne élève. C'était une branche qui me plaisait, et toute ma vie j'avais voulu faire de longues études. Cependant, il n'y avait aucune restrictions, tout le monde se fichait que les étudiants aillent en cours ou non. Et se lever pour aller en cours, quand on va mal, et quand on n'a personne à retrouver à la fac, pour être ensemble pour la journée... ça a simplement été trop pour moi, j'ai pas pu.

    J'ai tenu bon une année, mais j'ai échoué aux examens (sans avouer à mes proches que je n'avais pas assisté à tous les examens). On m'a rassuré, on m'a dit que c'était pas grave la première année, que beaucoup d'étudiants la rataient, mais que j'étais sérieuse et que la suivante était la bonne.

    J'ai voulu les croire, et j'ai recommencé l'année suivante. Très vite j'ai décroché, et j'ai décidé de me réorienter. Je suis rentrée chez ma mère, et sans m'étendre là dessus ça a été un changement encore plus difficile, car j'ai eu l'impression d'un énorme bond en arrière dans ma vie. J'ai perdu toute indépendance et toute liberté d'action. Pour la toute première fois de ma vie (et j'insiste là-dessus), j'ai réalisé que je n'étais pas heureuse. Ça a été un énorme choc pour moi qui toute ma vie avait été souriante et optimiste, et qui était fière de cet optimisme qui était un peu ma principale qualité.

    A partir de là, j'ai appris à faire semblant, à essayer de paraître heureuse aux yeux de ma famille, pour ne pas les inquiéter et SURTOUT pour ne pas les décevoir, alors que je sombrais peu à peu sans m'en apercevoir, sans le comprendre vraiment.



    * * *


    Avec le recul que j'ai aujourd'hui, c'est à ce point là de mon histoire que je considère qu'il y a une limite très nette entre AVANT et APRES.

    Avant, quand j'étais plus ou moins heureuse et que je vivais.
    Après, quand j'ai commencé ma longue descente.


    Je passerai rapidement sur les deux années qui ont suivi qui n'ont fait que m'enfoncer un peu plus. Je me suis éloignée de ma famille proche pour rejoindre une autre branche de la famille, en ville, et de là j'ai commencé à chercher du travail. Cette période a été vraiment difficile, j'ai découvert le monde et sa dureté. On m'a bien fait comprendre (employeurs, mission locale et pôle emploi) qu'avec l'absence de diplômes ainsi que mon physique, jamais je ne trouverai de travail.

    J'ai bossé un peu au noir chez des particuliers, et ça a achevé de m'isoler totalement. Je n'avais pas de "milieu de travail", pas d'amis ici, et pas de collègues donc. Les seules fois où je sortais de chez moi (en dehors des courses...etc.) c'était pour aller au boulot chez ces gens, seule.

    Je me suis réfugiée dans les tchat et les jeux vidéos, pour lesquels j'avais déjà un très gros penchant, et j'ai continué à attendre que ma vie passe sans en être réellement actrice.


    Et puis en 2010, réveil. Une personne de ma connaissance m'a parlé pour la première fois de la chirurgie bariatrique dont je n'avais jamais entendu parler et que je n'avais jamais envisagée (je ne savais même pas que ça existait). J'avais déjà entendu parler de l'anneau mais n'en voulais pas, parce que je n'en avais entendu que du mal, et que je préférais rester obèse que souffrir de la sorte et risque d'essuyer un nouvel échec.

    Je vous avoue qu'au tout début j'ai été excessivement réfractaire à l'idée d'une chirurgie totalement irréversible et tellement restrictive. J'étais jeune (20-21 ans) et j'avais envie de vivre, de pouvoir sortir et boire, prendre des cuites, manger ce que je voulais quand je le voulais.

    Puis petit à petit l'idée a fait son chemin, et je me suis lancée. Les médecins m'ont tout d'abord mise en garde en me précisant que j'étais jeune et que ça n'était pas une décision à prendre à la légère. Je me suis énormément documentée, j'ai lu des témoignages, lu tout ce que je pouvais trouver sur les différentes opérations, puis je me suis décidée et ai pris mon premier rendez-vous chez le chirurgien (qui tombait environ 6 mois après cette décision). En attendant, mon médecin généraliste m'a envoyée commencer les rendez-vous pré-op' pour accélérer la procédure.

    Et là, un enchaînement d'évènements a fait s'écrouler totalement mes nouveaux espoirs, si nouveaux et si fragiles.

    Mes premiers résultats de prise de sang sont tombés, j'étais diabétique. La façon dont j'ai appris la chose m'a profondément choquée. Le médecin en a averti plusieurs personnes de ma famille avant de m'en parler à moi, je n'avais pas encore été chercher mes résultats, et c'est une personne de ma famille qui me l'a appris, me disant que le médecin était très alarmé et qu'il n'avait jamais vu des résultats aussi graves chez une patiente aussi jeune.

    Je ne suis plus jamais retournée voir ce médecin. J'ai été suivie un temps par un endocrinologue, mais il était vraiment spécial, limite méprisant. Apparemment, il n'aimait pas les personnes corpulentes, les "gros", et aurait préféré ne suivre que des diabétiques minces. Il m'a dit (en gros) que si j'étais malade, c'était de ma faute, et que je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.

    J'ai très mal supporté le traitement qu'il m'a donné. J'avais d'énormes maux de ventre, et des diarrhées après chaque repas. Et c'est là que j'ai totalement baissé les bras, et rejeté ma maladie. Depuis ce jour, et jusqu'à cette semaine, je ne suis plus jamais retournée voir un généraliste. J'avais été trahie par notre médecin de famille, maltraitée par cet endocrinologue et ce traitement, et en plus de ça, j'avais une maladie incurable qui me suivrait toute ma vie.

    Par la suite, progressivement, j'ai perçu les changements dans mon corps. Le besoin de boire plusieurs litres d'eau par jour, la bouche pâteuse, les mycoses à répétition et qui ne guérissent jamais vraiment, la perte de cheveux, les pieds régulièrement engourdis et douloureux, le transit totalement en vrac (avec diarrhées plusieurs fois par semaine), les règles douloureuses mais très peu régulières, parfois 10 jours dans un mois, et parfois plusieurs mois sans les avoir, un sommeil particulièrement mauvais, pas du tout réparateur, de grosses insomnies (psychologiques : à cause des soucis ET physiques : rythme décalé, douleurs).

    Tout s'écroulait, et je me suis totalement repliée sur moi-même et inconsciemment isolée. J'ai abandonné tout ce que j'aimais, mes loisirs et mes rêves, et j'ai sombré plus profondément que ça ne m'était jamais arrivé. A vouloir en mourir. J'ai découvert ce gouffre de souffrance, le chagrin qui fait mal physiquement, laissant à chaque crise une entaille plus profonde au fond de la poitrine, un voile de peine qui ne se relevait plus. Et surtout, plus le moindre soupçon d'optimisme. Tout était sombre et sale.

    J'ai échoué deux fois supplémentaires mes tentatives de reprendre mes études, fait capoter de nombreuses tentatives de nouer des relations avec d'autres personnes...etc.

    Il y a quelques mois de ça (moins d'un an, mais plus de six mois, je ne me souviens plus exactement), lors d'une crise de larmes plus importante que les autres, j'ai commencé à m'interroger. Je pleurais souvent, et je ne m'étais pas sentie heureuse depuis des mois. J'ai réalisé, comme ça, d'un coup, comme une évidence, que j'étais probablement ce qu'on appelait "en dépression".

    Je me serais mis des claques de ne jamais y avoir pensé avant, parce que c'était vraiment, et très sincèrement, la toute toute première fois que ça m'effleurait l'esprit. Jamais de ma vie cette pensée n'était venue à moi. J'ai commencé à me documenter sur cette maladie et ces symptômes, et il m'est apparu que j'avais raison, et que ça n'était pas une petite déprime passagère mais une réelle dépression qui s'était installée ces 4 années.

    La dépression est une maladie. Même si comme pour l'obésité, il y a deux écoles. Il y a de ceux qui y croient et qui compatissent à notre détresse, et il y a ceux qui pensent qu'on est juste paresseux, et qu'un bon coup de pied au cul suffirait à nous en sortir.

    La façon dont je définis cette maladie aujourd'hui simplement en quelques mots serait : Quelque chose de plus fort que nous, qui nous empêche de faire ce qui est bon pour nous.

    J'aimais les cours, la fac était un endroit où j'aimais être, j'aimais le contact avec les gens.
    => je séchais les cours et n'arrivais pas à y aller, à me lever simplement pour aller à la fac.

    J'avais besoin de faire du sport, j'aimais la natation, et je me sentais bien à l'extérieur.
    => Je restais enfermée et sortais le moins possible, encore moins pour faire du sport.

    J'aimais chanter, et pour la première fois j'avais trouvé un groupe de chanteurs dans lequel j'aurais pu m'intégrer et suivre tout un programme au cours de l'année.
    => Au bout de deux séances d'essai, j'ai simplement abandonné.

    Et par dessus tout : je voulais cette Sleeve, je savais que c'était la seule solution pour m'en sortir, et surtout pour remettre ma santé d'aplomb et régler ce problème de diabète.
    => J'ai mis trois ans avant d'accepter à nouveau de voir un médecin.

    Et ce qui m'a le plus choqué : ne plus être capable de pleurer en silence comme je l'avais fait toute ma vie. J'ai toujours beaucoup pleuré, par chagrin ou par colère, par frustration, par déception, parce que c'était un moyen pour moi d'extérioriser mes émotions. Là, c'était différent. Les sanglots étaient bruyants, mes oreillers étouffaient mes cris, j'avais envie de frapper, de griffer, et à chaque fois l'impression que jamais ça n'allait s'arrêter, que jamais je ne pourrais supporter plus longtemps (moralement comme physiquement) une telle douleur.

    Je me suis embourbée dans un marécage horrible de culpabilité, de dénigrement de soi. Je me sentais nulle, je sentais que je passais à côté de ma vie et que c'était de ma faute, que j'étais simplement paresseuse, et qu'il ne suffirait que de me bouger un peu pour régler le problème. Je n'avais aucune perspective d'avenir et étais persuadée que jamais plus je ne réussirai quoi que ce soit de ma vie.

    Avoir compris pour la dépression ne m'a pas aidée du tout. Je pensais que mettre des mots sur ce mal être m'aiderait à l'accepter et à le comprendre, que ça me soulagerait de réaliser que j'étais malade et que c'était pas seulement ma faute. Et pourtant c'est le contraire qui s'est produit. Et toujours ce climat de semi-mensonge et semi-vérité auprès de ma famille de qui je me suis volontairement isolée, pour ne pas les laisser voir à quel point j'allais mal.

    En parallèle, c'est ma famille proche qui m'a maintenue en vie. Jamais je n'aurais pu avoir de geste malheureux, me blesser ou pire mettre fin à mes jours, parce que je ne voulais pas leur faire ça. Je sais ce que la perte d'un enfant, d'une sœur, peut faire à une famille, et jamais je n'aurais envisagé de les blesser de cette manière. Mais j'y pensais, tous les jours, et j'étais terrorisée, à l'idée que peut-être un jour, si je me retrouvais dans un état modifié (à cause de l'alcool par exemple, ou de médicaments), je puisse parvenir à cette fin.

    Vous allez trouver ça bête, et ça l'est, totalement, mais le 21 décembre 2012, vous savez, la fin du monde prévue par les Mayas, je me suis prise à espérer follement qu'ils aient raison, et qu'enfin tout avait une chance de se terminer. J'en aurais pleuré de me réveiller le lendemain matin.




    * * *


    Je crois que je suis en train de m'en sortir.

    Je suis désolée si le récit de ma vie vous a choqué ou attristé, ça n'était pas mon but, et c'est la toute première fois que j'en parle en ces termes. Ça m'a aidée à y voir plus clair et ça m'a fait du bien de me confier à vous.

    Je vais à présent vous expliquer où j'en suis aujourd'hui (ce qui était mon but lorsque j'ai commencé ce post...), et ma lente et hasardeuse remontée vers la surface.

    Ce qu'il faut savoir pour comprendre tout ça, c'est que cette année, j'étais en couple avec un garçon compliqué, et que notre relation a été particulièrement destructrice pour tous les deux. La dépression aidant, je ne me suis pas ouverte comme il l'aurait fallu, et nous sommes allés droit dans un mur. Il n'allait pas bien non plus, et nous nous sommes mutuellement entraînés vers le bas.

    A la fin de l'année scolaire, j'ai décidé que si je n'arrêtais pas de souffrir à ce point à cause de lui et si on n'arrivait plus à aller mieux, il faudrait que j'agisse. Je me suis laissée l'été pour digérer, pour prendre du recul, et pour profiter de mes vacances, avec l'envie de m'occuper de mes "problèmes personnels" dès la rentrée, avant de reprendre les cours en janvier.

    Aux alentours de la mi-septembre, je me suis désintéressée des jeux vidéos qui prenaient tout mon temps. Je ne sais pas si ça a une quelconque importance, mais c'est un fait.

    Fin septembre, suite aux conseils d'un ami, j'ai profité d'un répit dans mes insomnies pour commencer une cure de magnésium et vitamine B6, qui sont préconisés en cas de fatigues constante, angoisse et troubles du sommeil. Et ça a marché au delà de mes attentes, j'ai pu me reposer un peu et ça m'a fait beaucoup de bien.
    (Il faut savoir que d'une part, j'ai toujours été une très grosse dormeuse, même bébé ! Et d'autre part mon sommeil est vraiment mauvais et peu réparateur, donc j'ai besoin d'énormément d'heures de sommeil pour être à peu près en forme...)

    28 septembre : Je l'ai quitté. Je lui ai écrit, je lui ai expliqué que je souffrais trop et qu'il fallait absolument que ça s'arrête, parce que concrètement il était en train de me tuer. Qu'il fallait qu'il me laisse partir et que je pouvais plus être avec lui tant que j'allais pas mieux. Ça a été très dur, j'ai trié, rangé et caché tout ce qui dans ma vie pouvait me faire penser à lui. Seuls les souvenirs sont restés, et j'essaye de vivre avec. Le jour même, ça s'est bien passé, j'ai fait preuve d'un recul, d'un sang froid et d'un calme étonnants. J'ai craqué le lendemain, pleuré toutes les larmes de mon corps, et passé la journée au lit pour marquer le coup.

    Pas de nouvelles de sa part pendant une semaine, je prends ça comme une acceptation de mes conditions et un au revoir, et j'essaye de m'en relever. Quelque part, je suis soulagée d'avoir réussi à prendre une décision.

    Au cours de cette semaine, il s'est passé de drôles de choses dans ma tête et dans mon corps. Tout d'abord, un énorme vide émotionnel. Parce que même s'il me faisait souffrir, souffrir c'est ressentir quelque chose. A côté de ça, dans ma tête, s'est libéré un énorme espace à combler, et je me surprends à penser à plein de choses diverses et variées, à me poser des questions sur mon environnement proche, sur l'avenir, sur la situation actuelle... plein plein de choses. Je réalise à quel point il prenait de la place dans ma tête, et à quel point ça sera positif de ne plus avoir sans cesse à m'inquiéter pour lui, de ce qu'il pense, de ce qu'il fait, de ce qu'il veut, de comment ça va se passer quand on se verra.

    Je recommence à sortir un peu, et je me surprend à réfléchir en marchant. Je me sens bizarre. Je redécouvre des petits plaisirs simples. J'écoute de la musique et je réalise que certaines chansons me touchent, que d'autres me mettent de bonne humeur et me donnent envie de bouger. Je me fais des réflexions toutes bêtes (par exemple : j'ai de nouveaux jean's alors que j'en avais pas racheté depuis des années, et je me dis que quand même, c'est teeeellement pratique d'avoir un pantalon avec des poches !). J'apprécie d'être dehors, le vent, le soleil.

    J'ai l'impression que le voile qui m'anesthésiait totalement s'est relevé, des émotions recommencent à filtrer en dehors des crises. C'est très étrange. Ça fait un peu peur aussi.

    Je me rends compte que c'est aussi difficile de dire que "ça va mieux" que de dire que ça va pas. Je me sens vraiment bizarre, toujours à fleur de peau, mais d'une bonne manière. Je crois que c'est le retour de quelque chose que j'avais totalement oublié : une petite, toute petite goutte d'espoir.

    Je reste très prudente, j'ai peur que tout ça ne soit qu'une nouvelle illusion. Une illusion très fragile.

    7 octobre : Il m'a écrit en retour. Une belle lettre, où il m'explique ce qu'il ressent, et à quel point il sait qu'il m'a fait souffrir. Il me précise qu'il est persuadé qu'il nous reste des choses à accomplir ensemble, et qu'il veut continuer sa route à mes côtés. S'en suit une longue discussion qui m'a tenue toute la nuit et m'a empêchée de dormir avant une heure avancée de la matinée.

    La semaine a été très dure, il a essayé par tous les moyens de me récupérer, tous les arguments étaient bons, il m'a dit de belles choses, et il a même fait des promesses, chose qu'il s'était toujours refusé à faire. Ça m'a brisé le cœur de devoir lui dire non malgré ça, parce que ça faisait des mois que j'attendais cette réaction.

    19 octobre : J'ai cédé. Là où j'ai réussi à tenir bon malgré ses tentatives répétées de me laisser voir que ça pouvait marcher, où j'ai passé la semaine à le quitter, heure par heure, en vue de couper les ponts totalement pour arrêter de souffrir... Il a fait la seule chose qui - paradoxalement - a pu briser ma résistance et ma volonté : il m'a dit adieu. Et j'ai plus pu, j'ai baissé les armes, je l'ai laissé entrer à nouveau dans ma vie. Même si nous ne serons plus "ensemble" en tant que couple, il veut qu'on continue à être là l'un pour l'autre et à se soutenir.

    Je pense que c'était une erreur. Sur le moment, j'en ai énormément souffert, j'ai culpabilisé et regretté, je me suis trouvée nulle, faible, totalement décrédibilisée. Je me suis préparée mentalement à replonger avant même d'avoir fini d'inspirer une goulée d'air frais une fois la tête sortie de l'eau. Et puis non, ça n'est jamais arrivé ... j'ai dû faire face à la douleur qui bizarrement s'est mélangée avec ce soupçon d'espoir.

    Après cette semaine totalement chaotique en terme de veille/sommeil, j'ai refusé de le laisser gâcher ce que j'étais parvenue à faire. J'ai refusé de recommencer à me coucher après 6h du mat, et je me suis fatiguée pour réussir à reprendre un rythme normal. Quand je me couchais tôt, je me réveillais au beau milieu de la nuit mais c'était pas grave, je craquais pas et j'enchaînais ma journée là dessus au lieu de dormir toute la journée ou tout l'après-midi.




    * * * * *

    Lundi 21 octobre : Je me suis rendue de bon matin dans un organisme d'aide psychologique aux étudiants où travaillent des assistantes sociales et psychothérapeutes (psychologues et psychiatres). J'ai été très bien accueillie et j'ai passé une petite heure à parler avec une assistante sociale. Ça s'est très bien passé, j'ai été étonnée de la facilité avec laquelle j'arrivais à parler de mes problèmes (j'ai bloqué seulement quand elle m'a demandé d'évoquer les symptômes de ce que je pensais être une dépression). Elle m'a dit que c'était très bien d'avoir réagi et qu'il fallait battre le fer pendant qu'il était chaud. J'ai eu un RDV avec une psychiatre du centre pour le lendemain matin.

    En sortant, je n'avais pas envie de rentrer. Je suis allée au cinéma sur un coup de tête, comme je le faisais souvent avant. Toute seule, mais avec plaisir, avec une bouteille d'eau et un pot de pop-corn. J'ai beaucoup apprécié le film. Et c'était encore une chose dont je m'étais longtemps privée sans raison.

    Mardi 22 octobre : Rendez-vous avec la Psy. Je suis plutôt confiante parce que le rendez-vous de la veille avec l'AS s'était bien passé. La séance a duré environ 35min, et la Psy m'a demandé de parler de moi. Ça n'a pas été facile au début. Nous avons parlé de choses et d'autres concernant ma vie, mon enfance, ma vie actuelle, la façon dont je souffrais. J'ai trouvé la séance plutôt expéditive et "brouillon", on a parlé de beaucoup de choses et pas beaucoup approfondi. Et surtout, elle m'a dit que les fois d'après elle ne me poserait pas de questions, que c'était à moi d'amener les sujets dont j'ai envie de parler, de moi-même, et ça c'est quelque chose que j'ai toujours eu du mal à faire. J'ai rendez-vous dans 15 jours pour la deuxième séance.

    En sortant je me suis dit que je lui donnais sa chance, mais je n'ai pas été persuadée qu'elle pourrait m'aider. Je ne lui ai pas parlé de la Sleeve, j'aurais pu, j'aurais peut-être dû, mais ça n'est pas venu comme ça naturellement (alors qu'avec l'AS oui). Je ne sais pas si j'aurai facilement confiance en elle.

    En sortant, j'étais un peu perplexe mais pleine d'énergie, ce qui m'a un peu (excusez moi du terme) laissée sur le cul. Quelque chose à quoi je n'étais vraiment plus habituée. Et toujours cette sensation bizarre, cette touche d'espoir qui avait un peu regonflé mon cœur.

    J'avais fait des recherches en début de semaine pour trouver une piscine potable proche de chez moi (et apparemment, pas facile sur Lille, toutes les piscines ont des critiques dégueulasses en matière d'état des locaux et propreté), j'ai décidé d'aller dans une piscine de Roubaix qui a de très bonnes critiques et un site sérieux (centre nautique Thalassa). 3€30 l'entrée. Je n'ai pas été déçue, les locaux sont géniaux, le bassin et les activités proposés (notamment aquadouce, aquagym et sauna/hammam, en plus d'une salle de sport avec possibilité de s'abonner) m'ont convaincus, je pense que je resterai là-bas même si c'est un peu plus loin de chez moi.

    Bref ! J'ai nagé. Je suis arrivée au bassin à 10h35, et j'en suis sortie à 13h. J'ai fait 40 longueurs (25m) (après 3 ans sans être allée à la piscine ni sans avoir pratiqué le moindre sport). Les premières ont été dures et j'ai dû faire une pause entre chaque, puis vers le milieu j'ai fait 2 par 2, et les dernières 5 par 5. J'avais de la musique (en bonne geek, j'ai un lecteur MP3 waterproof !), je m’essoufflais et tirais sur mes muscles, et ça m'a fait un bien fou. J'adore être dans l'eau, et ça aussi je m'en étais privée. J'ai gardé une demi-heure sur la fin de ma séance pour me détendre, faire la planche un peu, me prélasser près du bord de la piscine, faire bouger mes articulations (tellement plus facile dans l'eau que sur terre...). Ça a été très positif.

    A ce moment mon rythme de sommeil/veille est toujours un peu instable mais s'améliore de jour en jour et s'ajuste progressivement. J'ai recommencé à lire (j'adorais ça, mais ne le faisais plus...), pas seulement pour me remplir la tête jusqu'à m'épuiser pour pouvoir dormir, mais par plaisir et récréation. Ça fait partie des plaisirs précieux que j'ai retrouvés.

    Je rentre chez moi épuisée par ces deux journées, j'ai énormément marché. Je n'ai pas autant de courbatures que je l'aurais pensé pour une reprise comme ça, par contre j'ai une cheville totalement en vrac. Je prends quelques jours pour me reposer.

    Jeudi 24/10 : J'ai dégoté l'adresse d'un généraliste dans mon quartier. Je rappelle que je n'en ai pas vu en plus de trois ans. Je prends mon courage à deux mains et me rends sans rendez-vous au cabinet. J'ai attendu près de 2h, il y avait énormément de monde avant moi (pourtant je suis arrivée 5min après l'ouverture). Je garde un avis mitigé sur ce médecin. Il a été vraiment très expéditif. J'admets qu'il devait être fatigué on était en fin de journée et il avait du en voir défiler du blabla, mais il m'a peu laissée parler et m'a plusieurs fois coupé la parole pour changer de sujet. Il m'a cependant donné les informations que je désirais (le nom de la clinique notamment et une lettre de recommandation pour ça), il m'a pesée et mesurée. Mais je l'ai trouvé très désinteressé, je lui ai fait part de mon désir de chirurgie bariatrique et il m'a dit ok sans plus me poser de questions. Il m'a également prescrit une prise de sang à faire pour mon diabète.
    Je pense que ce médecin me conviendrait pour les petits bobos et crèves de la vie quotidienne, mais pour un suivi comme ça, je n'en suis pas sûre. J'ai besoin d'un interlocuteur de confiance qui m'écoutera et s'intéressera de près à mon cas. Je pense que je vais aller faire cette prise de sang, et prendrai rendez-vous avec un autre généraliste, si je finis par en trouver un.

    En rentrant, j'ai recommencé à me documenter sur la Sleeve et la clinique qu'il m'avait conseillée ainsi que les autres établissements de la ville qui opèrent. Je me suis réinscrite sur Doctissimo, et ici, et j'ai lu. Depuis ce soir là, je ne fais que ça, lire vos témoignages, regarder vos photos, et rêver, fantasmer sur le jour où moi aussi, peut-être ... je crois que j'avais oublié à quel point j'avais été motivée pendant la période où j'ai découvert l'existence de la chirurgie bariatrique, et à quel point j'avais rêvé de cette opération...

    Samedi 26/10 : Je suis retournée à la piscine, sur un coup de tête au saut du lit. J'ai nagé 1h30 en forçant un peu plus que la dernière fois, 45 longueurs en 1h30 (contre 40 en 2h la fois d'avant). J'ai aimé ça, et j'y retournerai dès que la piscine sera ré-ouverte (foutue période de vacances scolaires). Demain probablement.

    Je voulais me faire plaisir à midi et aller au restaurant manger des Sushi. Le restaurant était malheureusement fermé... alors je suis passée faire quelques courses, et en rentrant, j'ai cuisiné ! Ça aussi, ça faisait longtemps. Le plat n'était pas excellent, mais il était bon et équilibré.

    Samedi soir : Avec le changement d'heure, je réalise que ça fait pile poil un an depuis les premiers contacts physiques que j'ai eu avec lui, après déjà un an à se tourner autour. J'en appelle déjà à mon armure pour me protéger de ces souvenirs et étouffer la douleur. Mais rien n'est venu. Ni la protection, ni la douleur. J'ai été triste "normalement", comme une personne normale qui repense à une relation trop tôt avortée. J'ai eu une petite baisse de moral, été un peu nostalgique et mélancolique, et puis c'est passé.

    Même si je ne le comprends pas très bien, je crois que même si mon équilibre est encore très très fragile (et j'en suis consciente), ma "dépression" est derrière moi.

    Aujourd'hui, lundi 28/10 : J'ai appelé ce matin la clinique de la Louvière pour prendre un premier rendez-vous auprès de l'équipe pluridisciplinaire dire "médico-psycho-diététique", à qui je pourrai parler de mon désir d'opération, et avec qui je ferai ce jour là un bilan de santé plus ou moins complet. La secrétaire m'a expliqué en quelques mots ce premier contact : je rencontrerai un nutritionniste, un psychologue, un endocrinologue et un pneumologue. Les premiers examens me seront fait pendant cette même journée (elle m'a parlé d'une suite de rendez-vous qui allaient durer entre 2 et 3h). Là encore ça a été rapide, et je n'ai pas parlé de l'opération avec la secrétaire. Je pense que c'est pendant cet examen préliminaire que je saurai si je peux oui ou non rencontrer le chirurgien pour une première fois.

    J'ai rendez-vous le 12 décembre 2013 à 13h30. Je me dis que c'est déjà long pour un premier contact, mais après avoir attendu 3 ans pour me décider, je peux bien attendre un mois et demi de plus ... je pense qu'en attendant je vais continuer à travailler sur mon rythme de vie, veille/sommeil, sport, alimentation, et continuer à m'informer sur la chirurgie, sur le suivi pré-op' et post-op' et si j'en ai la possibilité, commencer à améliorer ma santé en parlant avec un généraliste, en faisant mes prises de sang, et en continuant à voir la psy pour voir si elle m'aide.

    En tout cas, quelque chose s'est débloqué en moi, le voile s'est levé et j'ai eu le "déclic" même si je ne sais pas pourquoi. Je veux que ma nouvelle vie commence.

    Merci à tous ceux qui auront eu le courage de me lire jusque là, et désolée, je crois que je me suis lâchée et que je vous ai pondu un énorme concentré de ma vie. Je pense que je vais traîner par ici un bon moment, et j'aurai sans doute énormément de questions à vous poser, auxquelles j'espère que vous saurez répondre.

    Merci !


    Dernière édition par Mary- le Jeu 11 Sep 2014 - 15:37, édité 4 fois
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Ylarra le Lun 28 Oct 2013 - 17:50

    Oufti, il y en a à lire confused drunken 

    J'avoue j'ai pas pu tout lire mais j'ai pu comprendre ta souffrance et ton mal être.

    Je ne suis pas encore opérée mais j'ai fais une fois le parcours préopératoire dans le passé et je peux te dire que tu as bien fais de te prendre en main car durent ton parcours tu rencontreras un psy qui pourra t'aider. Surtout suis ses conseils car hormis ta souffrance actuelle ( la perte de ton papa étant toute petite, le diabète, le petit copain...) tu devras aussi faire face à ton future changement corporel et t'accepter telle que tu seras pas facile non plus. Je pense que ton psy mettra des outils en place pour que vous puissiez travailler en harmonie afin de trouver une solution à ton mal être.

    Je te souhaite beaucoup de courage ne baisse pas les bras et tiens nous au courent de ton évolution.
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par hubco le Lun 28 Oct 2013 - 21:15

    Ben voilà Lui Dickens tu as été Mon livre de chevet ce soir ;-) Ton récit m a beaucoup touché et je te dis bravooooooo pour ta reprise de conscience !!!

    Je ne suis pas encore opérée, je suis dans les 1ère démarches et mon 1er rv avec le chir est le 21 janvier proche. Long ? Oui bien sûr mais ça fait des années que je suis en surpoids donc je ne suis plus à quelques mois près ;-)

    Je te souhaite un bon parcours :-)
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Lun 28 Oct 2013 - 21:59

    Merci à toutes les deux et bon courage pour vos parcours respectifs, j'espère qu'on aura l'occasion de se suivre les unes les autres Smile
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par CocotteKiki le Lun 28 Oct 2013 - 22:43

    Coucou Lou,

    Merci pour cette présentation à coeur ouvert.
    Je te souhaite un magnifique parcours pré-op et post-op.

    Juste un pti mot concernant le parcours, ce que tu attends de ton généraliste, je pense que tu peux aussi le trouver avec un psychothérapeute ;o))
    (Attention aux nuances des noms, psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute, etc... le style est différent et à chacun de trouver ce qui lui va.)
    Le thérapeute t'aidera aussi dans cette belle démarche d’écoute de toi que tu as si bien commencée.
    Je reviendrais prendre de tes nouvelles sur cette page, j'adore voir les gens revivre comme tu le fait en ce moment.

    MissJulie

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par MissJulie le Mer 30 Oct 2013 - 20:57

    Bravo Lou pour la maturité et le recul que tu as sur ton parcours !

    on a bcp de points commums, notamment dans la 1ere partie de vie : j'ai perdu mon pere (et ma mere aussi), je suis allée a la fac et j'ai planté ma 1ere année alors que comme toi j'etais bonne éleve, quand je me suis retrouvée seule dans mon studio j'ai fait comme toi : je me suis lachée sur la nourriture, heureusement pour moi, a l'époque je faisais entre 65 et 70 kg, quand je rentrais chez ma gd mere pour les vacances je faisais un régime et ca repartait de plus belle... bref,

    juste pour te dire que je suis allée voir un psychotherapeute qui pratique l'hypnose, j'ai pas encore assez de recul (c'était hier) mais je sens un grand changement dans mon rapport a la nourriture et a mon corps, je ne sens plus ce vide constant que j'essayais de combler en mangeant (et dont j'avais pas conscience jusqu'a hier), je me sens "pleine" c'est difficile a expliquer... bref je dois le revoir mais franchement j'étais sceptique avant d'y aller et la je suis bluffer !!!

    bonne soirée!
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Mer 30 Oct 2013 - 21:21

    Coucou, et merci à vous pour les commentaires (et d'avoir lu un aussi gros pavé !)

    C'est marrant que tu me parles d'hypnose, je viens de lire que la clinique où j'ai pris mon premier rendez-vous travaille avec un psy qui pratique l'hypnose également pour modifier le comportement vis à vis de la nourriture. Du coup ton message m'intrigue un peu, j'ai hâte de voir quel effet cela aura sur moi. J'espère que je me sentirai à l'aise avec le psy Smile
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par MamZelx le Jeu 31 Oct 2013 - 13:00

    Bonjour Lou,
    j'ai tout lu, du début jusqu'à la fin, avec intérêt et empathie. Bien que je sois obèse depuis l'enfance, je me retrouve beaucoup dans ton témoignage. Cacher ma souffrance à ma famille (qui n'a jamais compris, ne comprends pas et ne comprendra jamais en dépit de mes tentatives de communication), la déception de la fac, le repli sur soi-même, puis la remontée lente et laborieuse.
    Je t'encourage dans tes démarches, tu es sur la bonne voie. Tiens bon.
    J'ai mis deux ans à me décider à enfin demander une chirurgie, à ne penser qu'à ça jour et nuit. Et un jour à 36 ans, pareil, le déclic ou le ras le bol de trop, je me suis lancée. 18 mois plus tard, j'étais opérée d'un bypass.
    Mon opération date d'un mois seulement.
    Tous mes encouragements pour ton parcours.
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Ninine le Jeu 31 Oct 2013 - 14:58

    J'ai lu aussi en entier. J'ai imprimé car je n'aime pas trop lire sur l'ordi (7 pages en réduisant bien...)
    Tu écris très bien et tu fais passer tes émotions.
    J'ai été beaucoup touché par ton témoignage et je suis contente de voir que tu remontes la pente.

    Continue comme ça. Bon courage.
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Jeu 31 Oct 2013 - 16:24

    Merci les filles Smile

    Franchement, je regrette pas de m'être inscrite sur ce forum, je m'y sens bien, et vos témoignages et conseils m'aident beaucoup.
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par doudouaseb le Jeu 31 Oct 2013 - 23:13

    bsr lou!!
    voila j ai tous lu!!!
    c'est un beau témoignage tu écris très bien et les émotions passe...
    je suis contente que tu remonte la pente!!
    je te souhaite un bon ^parcours ,et ici tu trouvera tjr quelqu un a ton écoute!!!

    biz

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Vivie71 le Sam 2 Nov 2013 - 23:19

    bsr Lou .....

    Waou que te dire ... bravo d'avoir écrit tout ça, nous toutes ici on se retrouvent dans ton récit sur tel ou tel évènement.... Je n'ai jamais été forte avant 55/60 kg, quand j'ai connu le papa de mes loulous j'ai doublé mon poids, enfance maltraitée ... mes parents qui ne voulaient pas accepter mon ami, et mon ami qui les rejetaient ... ma solution .... la nourriture
    puis séparation au bout de 13 ans de vie commune, puis 3 ans de vie seule avec mes loulous ...
    pour ensuite refaire ma vie .... Oui , ben finalement le fiasco total il est parti il y a 1 semaine et me retrouve maintenant avec 4 enfants à charge....
    Bref le plus important est que le 19/09/2013 j'ai bénéficié d'une sleeve ... Et je te promets que je ne regrette pas de l'avoir fait, c'est du pur bonheur ... Je sais que je vais pouvoir reprendre confiance en moi, ma mère m'a assez dit depuis petite que je ne suis rien et que je ne ferai jamais rien de bien dans ma vie!!! j'ai quand meme 4 super loulous!!!
    bref
    Juste pour te dire que si tu as des questions ou des doutes, des craintes ou autres, ici il y aura tjr klkun pour te conseillé sans juger, t'épauler etc...
    tu as franchi la bonne porte ... viens et avance maintenant
    big kiss
    et à bientôt
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    * Mary *

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Ven 8 Nov 2013 - 22:37

    Coucou Vivie et Doudou, merci pour vos messages, et coucou à tous les autres qui passeraient par là Smile

    Comme toujours, j'ai ressenti le besoin d'écrire la suite de mon parcours (non seulement celui de la sleeve, mais la sortie de ma dépression), je l'ai fait pour moi-même sous forme d'un petit journal rapide, et j'ai envie de vous en faire part. A chaque message je cacherai un petit résumé (vous pouvez le dérouler en cliquant sur le cadre) du début de mon parcours en début de message pour aller ensuite directement à l'essentiel.

    J'ai l'impression que le fait d'écrire me fait du bien parce que ça m'aide à comprendre, à me rendre compte, à réaliser que je suis en train d'aller mieux. Ça rend les choses bien plus vraies pour moi.

    Il y a plein de petits trucs insignifiants, mais importants pour moi, qui me font me sentir mieux, ou qui prouvent que je vais déjà mieux.

    Merci d'avance à celles qui me suivent Smile

    Résumé:
    Mi septembre : désintérêt jeux vidéos

    27 septembre : magné Vie B6, je reprends le rythme correctement

    28 septembre : rupture B, c'est très dur sur le coup et je mets une journée à m'en relever.

    Semaine : Gros vide émotionnel, mais beaucoup de place dans la tête. Je recommence à penser à plein de trucs et à sortir un peu avec plaisir.

    7 octobre : Il m'a écrit en retour. Une belle lettre. Ça m'a brisé le cœur de devoir lui dire non malgré ça, parce que ça faisait des mois que j'attendais cette réaction.

    19 octobre : J'ai cédé. Ça m'a fait mal, ça m'a fait culpabiliser, mais la déprime que j'attendais n'est jamais revenue. J'ai dû faire face à la douleur qui bizarrement s'est mélangée avec ce soupçon d'espoir.

    Semaine : J'ai pas voulu le laisser gâcher le petit pas en avant que j'avais fait. J'ai recadré (difficilement) mon rythme de sommeil.

    Lundi 21/10 : Bureau d'aide psychologique étudiant. Très bon contact avec l'assistante sociale. C'est encourageant et me donne envie d'avancer.
    Aprem : Cinéma. Ça faisait trèèès (trop) longtemps que j'y étais pas allée, et j'ai beaucoup apprécié.
    Soir : J'ai mal dormi (réveillée à 2h du matin), à 5h n'y tenant plus je me suis relevée et me suis mise à écrire (texte introspectif), j'y ai passé 3h et ça m'a fait beaucoup de bien. J'ai parlé de mon enfance. Je me suis pas recouchée, pour continuer à rééquilibrer mon rythme de sommeil.

    Mardi 22/10 : Psy + piscine
    La séance avec la psy m'a un peu refroidie. Le contact est pas très bien passé, et ses méthodes ne m'inspirent pas confiance et je pense qu'elles me correspondront pas. Je décide de lui laisser sa chance et d'y retourner la séance suivante pour voir.
    (Plus d'infos ici : http://rondedenuit.forumactif.com/t5701-mauvais-contact-avec-ma-psychiatre)
    La piscine par contre j'ai adoré. 3 ans que j'y étais pas allée. J'ai trouvé une nouvelle piscine, locaux propres, grand bassin avec lignes d'eau pour nager. Je me suis bien dépensé, j'ai commencé à mon rythme puis forcé un peu sur la fin. Résultat, 40 longueurs (25m) en 2h avec une grosse pause détente après la 30ème.

    Soir : crise (nerfs, larmes) à cause de B. Parce que comme avant, il ne m'écoute pas et n'entretient pas la discussion. Je regrette, je me maudis d'avoir cédé.

    Mercredi 23/10 : Je m'excuse de m'être emportée (quelle grosse nouille, mais ces disputes me fatiguent) et laisse passer pour cette fois. Il me dit que sa minette a mis bas trois jolis chatons.
    Journée : envie d'un chaton. Je vais essayer de le travailler pour qu'il m'en mette un de côté.

    Jeudi 24/10 : généraliste + docti + Ronde de nuit
    Ça s'est pas très bien passé avec le généraliste, trop expéditif, il m'a à peine auscultée et très peu écoutée (coupé la parole etc). Mais il m'a donné le nom d'une clinique pour ma Sleeve, et en rentrant je me suis inscrite sur les forum et ai passé plusieurs heures à lire sur la Sleeve, des témoignages et remettre à jour mes connaissances sur cette pratique.

    Ça m'a énormément motivée et j'ai envie de reprendre les démarches et de commencer vraiment à y travailler.

    Toute la journée du lendemain s'est déroulée sous l'influence des perspectives d'avenir. J'ai recommencé à y croire, pour la première fois depuis TRÈS longtemps. Il paraît que la dépression c'est l'impossibilité à envisager l'avenir. Ça m'a fait réfléchir, je me sens bien, et l'espoir continue à m'émouvoir.

    Samedi 26/10 : Je me lève en forme et fonce à la piscine au saut du lit. 40 longueurs.

    Soir : Un an depuis la première fois qu'on a été ensemble. Petite baisse de moral mais rien de grave, ça m'impressionne.

    Lundi 28/10 : Appel clinique de la Louvière, RDV pour le 12 décembre.

    Mercredi 30/10 : prise de sang faite. Pas de surprise, glycémie très très élevée.

    Aprem : Piscine 45 longueurs en 1h30.

    Jeudi 31/10 : Pleuré, à cause d'Alex, puis à cause de Thomas
    Le premier parce qu'il m'a envoyée balader pour une simple plaisanterie et m'a déçue. Le second a eu une parole malheureuse et sans gravité, mais qui touchait à un point sensible. Comme précédemment, juste quelques minutes de larmes et je me suis calmée sans difficultés.

    Samedi 02/11 : Je suis allée au cinéma, mais le film m'a déçue, et je suis rentrée un peu blasée. Grosse baisse de moral pendant la soirée. Et puis cet appartement crade... il faut absolument que j'arrive à me motiver à ranger et nettoyer.

    Soir : Petit conflit avec B. Je lui explique ce qui va pas, il me promet de faire des efforts (qui ont vraiment payé, on avance, on arrive mieux à se parler).

    A part ça, de vendredi 01/11 à mardi 05/11 : J'ai rien fait et je l'ai regretté. C'est très très facile de reprendre de mauvaises habitudes qu'on essaye de perdre, et de grosses insomnies n'aidant pas, j'ai repris un rythme un peu décalé et du mal à me lever le matin. Pas de piscine pendant ce grand week-end non plus. La semaine a passé au ralenti.

    Mardi 05/11 : 2ème RDV psy, mes appréhensions se confirment et ça se passe pas bien, je songe à annuler les prochains RDV.

    Je décide de prendre RDV avec un autre médecin généraliste, mais je suis reçue par sa remplaçante. Ça se passe très bien, elle m'explique beaucoup de choses, m'ausculte, me refait des ordonnances. Elle me prend RDV avec une endocrinologue et diabétologue pour le 15 novembre.

    Mauvaise surprise chez le pharmacien : ma carte vitale est bloquée !

    Mercredi et jeudi : du mal à me motiver et gros coup de flemme, je tourne au ralenti.

    Jeudi aprem : dispute avec B, encore. Je pleure un moment et me calme. Je prend un peu de recul et reste calme, je lui écris pour lui expliquer et je réclame des réponses.

    Jeudi soir : Grand ménage de tout l'appart. Méga vaisselle, lessive+étendage, balai, aspirateur, serpillère. Mon appart est propre et sent bon, ça fait du bien.

    Vendredi 08/11 : je vais à la sécu, le mec en 30sec me dit que je suis inscrite nulle part ! (Il faut croire que mes quelques remboursements de ces dernières années sont tombées du ciel?)

    La LMDE (sécu étudiante) est fermée le vendredi après-midi. Ça m'apprendra à flemmarder, j'irai lundi.

    Trop de soucis d'argent, je suis à découvert, j'ai faim (des pâtes tous les jours c'pas motivant) et pas les moyens d'avancer les frais médicaux en attendant d'être remboursée. J'espère que ça va vite s'arranger.

    Message d'une doctinaute qui m'indique que mon contrat mutuelle est un peu faible niveau remboursement des médecins privés (généraux et spécialistes). J'appelle pour prendre RDV avec un conseiller, faire le point sur mes contrats et l'ajuster si besoin, pour être rassurée.

    La semaine prochaine risque d'être chargée. Programme à venir :

    Lundi : Aller au labo faire une prise de sang et chercher un bocal pour faire mes analyses d'urine.
    Aller à la LMDE régulariser ma carte vitale.
    Prendre RDV pour mes radios (douleurs à l'épaule).
    Prendre RDV avec le généraliste pour la semaine suivante.

    Mercredi : RDV mutuelle, Accueil LMDE (c'est au même endroit), chercher mes résultats d'analyses.

    Vendredi : Premier RDV avec endocrino et diabétologue.

    Lundi : RDV généraliste pour faire le point.

    Il faut aussi absolument que je cale 2-3h de piscine dans tout ça, et que je m'y tienne. Il faut aussi que je me lève plus tôt. Je continue à me battre !

    Merci, à bientôt ! Smile

    Vivie71

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Vivie71 le Sam 9 Nov 2013 - 17:33

    à bientôt ma belle, continue à nous écrire comme ça et à te battre comme tu le fais.... Tu vas y arrivé sans problème. A très vite
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    hubco

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par hubco le Dim 10 Nov 2013 - 20:40

    Courage et bonne continuation !
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    * Mary *

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Jeu 14 Nov 2013 - 11:59

    Coucou par ici !

    Alors je viens vous donner des nouvelles concernant ma mutuelle pour ceux que ça intéresse.

    Pour rappel, je suis chez Groupama, niveau 3 en consultations, niveau 4 en soins ophtalmo/dentaires, niveau 4 en hospitalisation.

    (les niveaux vont de 1 à 5)

    Je paye 44€ pour ça.

    Le RDV Groupama s'est très bien passé, conseiller à l'écoute et disponible (il m'a donné son adresse mail pour si j'ai la moindre question).
    J'ai pas augmenté mon contrat (délai de carence dépassé, je dois attendre octobre 2014 pour modifier à la hausse ou à la baisse) mais j'ai souscrit à une petite assurance (10€) qui couvre jusqu'à 2M de frais en cas de handicap ou maladie suite à l'hospitalisation (résiliation possible après 6 mois).

    Le conseiller m'a rassurée, au niveau des spécialistes j'en aurai pour entre 1-2€ (consult à 50€) et 9€ (consult à 70€) de ma poche par RDV spécialiste. En moyenne 5€ par spécialiste. Je suis à 100% prise en charge pour l'hospitalisation et les dépassements d'honoraires.

    Pour ce qui est des autres soins pour info, pour mes lunettes cet été, sur 275€ de frais j'ai 211€ qui ont été remboursés ^^

    Par ailleurs, je suis à la LMDE (sécurité sociale étudiante), et pour chaque rendez-vous j'ai été envoyée par ordonnance de mon médecin traitant.

    Voir ci-après pour les détails de cette année.

    Départ : Obésité, myopie, diabète et cholestérol non traîtés, douleurs épaule gauche, début parcours chirurgie bariatrique

    05/08/13. RDV Ophtalmo (contrôle myopie + fond de l'oeil) : 60€. Remb. 58€ sécu + mutuelle
    06/08/13. Lunettes : 275€. Remb. 211€ mutuelle (payé 64€)
    06/08/13. Lentilles : 30€. Remb. 100% mutuelle
    21/09/13. Psy étudiant 3 séances : (46x3) 138€. Remb. 100% sécu
    24/10/13. RDV médecin généraliste 1 : 23€. Remb. 16,10€ sécu
    30/10/13. PDS glycémie : Remb. 100% sécu+mutuelle
    05/11/13. RDV médecin généraliste 2 : 23€. Remb. 16,10€ sécu (pas de tiers payant)
    05/11/13. Pharmacie épaule : 17€. Remb. 100% sécu+mutuelle (pas de tiers payant)
    14/11/13. PDS cholestérol : Remb. 100% sécu+mutuelle
    14/11/13. Analyse urines glycémie : Remb. 100% sécu+mutuelle
    14/11/13. Radios épaule gauche : 41,17€ Remb. 100% sécu+mutuelle (pas de tiers payant)

    C'est à dire environ 600€ de remboursés sur ces 6 derniers mois (sachant que je paye 530€ de mutuelle par an... c'est déjà rentabilisé).

    Voilà voilà, je reviendrai vers vous pour vous donner ce genre d'infos concernant mes rendez-vous dans le privé tout au long du parcours vers l'opération Smile


    Dernière édition par Lou Dickens le Jeu 14 Nov 2013 - 15:39, édité 1 fois
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Jeu 14 Nov 2013 - 12:01

    Suite de mon parcours :

    Mardi 12/11 : RDV LMDE. Ca a pris 5min. La conseillère m'a donné une attestation et commandé une nouvelle carte vitale.
    Mon chèque a enfin été encaissé, je peux faire les couuuuurses ! Pour fêter ça, j'me suis commandé un gros plat de sushi au soir et je me suis fait plaisir, na !

    Mercredi 13/11 : RDV Groupama (voir ci-dessus les infos)

    Jeudi 14/11 : Radios faites et pas de lésion à l'épaule. Les douleurs (articulaires) disparaîtront donc avec le rééquilibrage du diabète. J'attends les résultats de ma PDS et analyse d'urines pour cet après-midi.

    Insomnies à nouveau depuis une semaine... c'est insupportable ! Je vais poster un topic à ce sujet tiens !

    [Edit] Voilà ledit topic : http://rondedenuit.forumactif.com/t5732-insomnie-angoisses-difficultes-a-aller-dormir#125110

    A bientôt Smile
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Ven 15 Nov 2013 - 13:34

    Vendredi 15/11 :

    J'ai rencontré l'endocrinologue / diabétologue ce matin, ça c'est SU-PER bien passé !

    Le rendez-vous le plus positif que j'ai eu depuis ces 5 dernières années au moins.

    Elle a été teeellement plus rassurante et à l'écoute que la précédente que j'avais vue y'a 3 ans ^^'

    Elle m'a expliqué plein de trucs que je savais pas sur le diabète, qu'aucun des 4 généralistes + endocrino que j'avais vu ces 3 dernières années s'étaient donné la peine de me donner, elle m'a expliqué "l'urgence" de la situation sans me descendre/juger (alors que la précédente que j'avais vue m'avais en gros fait comprendre que c'était "de ma faute" si j'étais malade et que je pouvais m'en prendre qu'à moi-même...), elle m'a posé plein de questions sur ce qui pourrait expliquer la prise de poids (cause probable du diabète), elle m'a programmé une journée d'hospitalisation pour faire tous les examens d'un coup et un bilan complet, le week-end prochain.

    En plus, pure coïncidence, mais c'est l'endocrinologue qui travaille à la clinique où j'avais RDV en décembre et qui me suivra là-bas. Du coup le week-end prochain je vais déjà rencontrer les spécialistes de la clinique, et j'arriverai à mon premier RDV du 12 décembre avec une partie des examens déjà faits !

    Je rentre à la clinique samedi matin à 8h. Elle m'a dit qu'elle préférait le week-end parce qu'elle est pas pressée par plein de consultations et qu'elle peut vraiment prendre le temps de connaître le patient. Ça m'a vachement rassurée, je me suis sentie écoutée pour une fois, ça m'a fait beaucoup de bien.

    Elle m'a expliqué que tous les médecins de la clinique (justement celle où j'ai RDV) se connaissent tous et savent travailler ensemble ; qu'il y a une bonne synergie dans les diagnostiques et que du coup ça va plutôt vite.

    J'ai apprécié le fait qu'elle m'a vraiment parlé de mon diabète comme d'une "maladie" et pas simplement un truc qui est "de ma faute" en mettant l'accent sur l'alimentation..etc. elle va me mettre en contact avec une diététicienne (adorable selon elle) pour ça, parce qu'elle elle est là pour traîter la maladie et pas les à côté. Du coup on n'a pas du tout parlé de diététique pendant ce premier rendez-vous.

    Elle m'a auscultée, pesée et mesurée, pris ma tension (très bonne), touché mes artères, examiné mes pieds (qui souffrent à cause du diabète), palpé mon cou et mes bras/aisselles pour détecter d'éventuels problèmes de thyroïde (et tout a l'air en ordre de ce côté là).

    A la clinique, j'aurai un bilan endocrinien total, on va essayer d'éliminer la piste du diabète de type 1 (je croise les doigts !) et faire une recherche sur tout ce qui (en plus du poids) peut avoir mené au diabète de type 2, un examen complet avec un pneumologue pour diagnostiquer une éventuelle apnée du sommeil (je suis quasi sûre que j'en fais), un entretien avec l'endocrino et la diététicienne, entre autres.

    Sinon les analyses complémentaires, mes résultats sont effectivement catastrophiques au niveau de la glycémie, par contre j'ai eu une bonne surprise, je n'ai pas de cholestérol du tout ! Je pensais que j'étais très limite là aussi. Et mes reins fonctionnent normalement.

    Pour l'instant l'endocrino m'a donné un traitement pour faire baisser la glycémie et un appareil d'auto-surveillance, je dois mesurer et noter ma glycémie tous les matins et tous les soirs, pendant une semaine, pour voir si le traitement agit et si je le supporte bien, après quoi on l'adaptera si besoin.

    Je me suis sentie totalement guidée et prise en charge, c'est exactement ce dont j'avais besoin, ça rassure beaucoup par rapport aux médecins qui m'avaient laissée quasiment livrée à moi-même. Elle m'a dit qu'elle savait à quel point il est difficile de parler de ces choses là et de se forcer à voir des médecins pour être soigné, et que c'était bien que je sois venue.

    Et surtout, l'endocrinologue approuve totalement mon choix de m'orienter vers la chirurgie, elle m'a dit que c'était le moment de le faire, que j'étais jeune et que ça pouvait régler tous mes problèmes de santé si j'acceptais un bon suivi psychologique et médical.

    Elle m'a précisé que si j'étais si fatiguée et si déprimée, c'était peut-être en grande partie dû au diabète. Ça, aucun médecin ne me l'avait jamais dit et je ne le supposais même pas.
    Le fait de me dire que c'est "médicalement" que je suis fatiguée et pas bien le matin, c'est aussi un peu valorisant, ça veut dire que c'est pas JUSTE parce que je déconne à me coucher trop tard ni par "paresse". Quand j'lui ai expliqué un peu et qu'elle a vu mes analyses, l'endocrino m'a dit "vous devez être épuisée, ma pauvre ..."

    En bref, un rendez-vous très positif, je suis contente !


    Dernière édition par Lou Dickens le Ven 29 Nov 2013 - 12:17, édité 1 fois

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Vivie71 le Ven 15 Nov 2013 - 16:45

    et bien tu vois, petit à petit , tu rencontres des gens formidables qui vont pouvoir t'aider, bonne continuation
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par hubco le Ven 15 Nov 2013 - 20:26

    Super Lou j suis contente pour toi, ça va vraiment t aider...
    Bonne continuation :-)
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Ven 29 Nov 2013 - 13:07

    Résumé:
    Mi septembre : désintérêt jeux vidéos

    27 septembre : magné Vie B6, je reprends le rythme correctement

    28 septembre : rupture B, c'est très dur sur le coup et je mets une journée à m'en relever.

    Semaine : Gros vide émotionnel, mais beaucoup de place dans la tête. Je recommence à penser à plein de trucs et à sortir un peu avec plaisir.

    7 octobre : Il m'a écrit en retour. Une belle lettre. Ça m'a brisé le cœur de devoir lui dire non malgré ça, parce que ça faisait des mois que j'attendais cette réaction.

    19 octobre : J'ai cédé. Ça m'a fait mal, ça m'a fait culpabiliser, mais la déprime que j'attendais n'est jamais revenue. J'ai dû faire face à la douleur qui bizarrement s'est mélangée avec ce soupçon d'espoir.

    Semaine : J'ai pas voulu le laisser gâcher le petit pas en avant que j'avais fait. J'ai recadré (difficilement) mon rythme de sommeil.

    Lundi 21/10 : Bureau d'aide psychologique étudiant. Très bon contact avec l'assistante sociale. C'est encourageant et me donne envie d'avancer.
    Aprem : Cinéma. Ça faisait trèèès (trop) longtemps que j'y étais pas allée, et j'ai beaucoup apprécié.
    Soir : J'ai mal dormi (réveillée à 2h du matin), à 5h n'y tenant plus je me suis relevée et me suis mise à écrire (texte introspectif), j'y ai passé 3h et ça m'a fait beaucoup de bien. J'ai parlé de mon enfance. Je me suis pas recouchée, pour continuer à rééquilibrer mon rythme de sommeil.

    Mardi 22/10 : Psy + piscine
    La séance avec la psy m'a un peu refroidie. Le contact est pas très bien passé, et ses méthodes ne m'inspirent pas confiance et je pense qu'elles me correspondront pas. Je décide de lui laisser sa chance et d'y retourner la séance suivante pour voir.
    (Plus d'infos ici : http://rondedenuit.forumactif.com/t5701-mauvais-contact-avec-ma-psychiatre)
    La piscine par contre j'ai adoré. 3 ans que j'y étais pas allée. J'ai trouvé une nouvelle piscine, locaux propres, grand bassin avec lignes d'eau pour nager. Je me suis bien dépensé, j'ai commencé à mon rythme puis forcé un peu sur la fin. Résultat, 40 longueurs (25m) en 2h avec une grosse pause détente après la 30ème.

    Soir : crise (nerfs, larmes) à cause de B. Parce que comme avant, il ne m'écoute pas et n'entretient pas la discussion. Je regrette, je me maudis d'avoir cédé.

    Mercredi 23/10 : Je m'excuse de m'être emportée (quelle grosse nouille, mais ces disputes me fatiguent) et laisse passer pour cette fois. Il me dit que sa minette a mis bas trois jolis chatons.
    Journée : envie d'un chaton. Je vais essayer de le travailler pour qu'il m'en mette un de côté.

    Jeudi 24/10 : généraliste + docti + Ronde de nuit
    Ça s'est pas très bien passé avec le généraliste, trop expéditif, il m'a à peine auscultée et très peu écoutée (coupé la parole etc). Mais il m'a donné le nom d'une clinique pour ma Sleeve, et en rentrant je me suis inscrite sur les forum et ai passé plusieurs heures à lire sur la Sleeve, des témoignages et remettre à jour mes connaissances sur cette pratique.

    Ça m'a énormément motivée et j'ai envie de reprendre les démarches et de commencer vraiment à y travailler.

    Toute la journée du lendemain s'est déroulée sous l'influence des perspectives d'avenir. J'ai recommencé à y croire, pour la première fois depuis TRÈS longtemps. Il paraît que la dépression c'est l'impossibilité à envisager l'avenir. Ça m'a fait réfléchir, je me sens bien, et l'espoir continue à m'émouvoir.

    Samedi 26/10 : Je me lève en forme et fonce à la piscine au saut du lit. 40 longueurs.

    Soir : Un an depuis la première fois qu'on a été ensemble. Petite baisse de moral mais rien de grave, ça m'impressionne.

    Lundi 28/10 : Appel clinique de la Louvière, RDV pour le 12 décembre.

    Mercredi 30/10 : prise de sang faite. Pas de surprise, glycémie très très élevée.

    Aprem : Piscine 45 longueurs en 1h30.

    Jeudi 31/10 : Pleuré, à cause d'Alex, puis à cause de Thomas
    Le premier parce qu'il m'a envoyée balader pour une simple plaisanterie et m'a déçue. Le second a eu une parole malheureuse et sans gravité, mais qui touchait à un point sensible. Comme précédemment, juste quelques minutes de larmes et je me suis calmée sans difficultés.

    Samedi 02/11 : Je suis allée au cinéma, mais le film m'a déçue, et je suis rentrée un peu blasée. Grosse baisse de moral pendant la soirée. Et puis cet appartement crade... il faut absolument que j'arrive à me motiver à ranger et nettoyer.

    Soir : Petit conflit avec B. Je lui explique ce qui va pas, il me promet de faire des efforts (qui ont vraiment payé, on avance, on arrive mieux à se parler).

    A part ça, de vendredi 01/11 à mardi 05/11 : J'ai rien fait et je l'ai regretté. C'est très très facile de reprendre de mauvaises habitudes qu'on essaye de perdre, et de grosses insomnies n'aidant pas, j'ai repris un rythme un peu décalé et du mal à me lever le matin. Pas de piscine pendant ce grand week-end non plus. La semaine a passé au ralenti.

    Mardi 05/11 : 2ème RDV psy, mes appréhensions se confirment et ça se passe pas bien, je songe à annuler les prochains RDV.

    Je décide de prendre RDV avec un autre médecin généraliste, mais je suis reçue par sa remplaçante. Ça se passe très bien, elle m'explique beaucoup de choses, m'ausculte, me refait des ordonnances. Elle me prend RDV avec une endocrinologue et diabétologue pour le 15 novembre.

    Mauvaise surprise chez le pharmacien : ma carte vitale est bloquée !

    Mercredi et jeudi : du mal à me motiver et gros coup de flemme, je tourne au ralenti.

    Jeudi aprem : dispute avec B, encore. Je pleure un moment et me calme. Je prend un peu de recul et reste calme, je lui écris pour lui expliquer et je réclame des réponses.

    Jeudi soir : Grand ménage de tout l'appart. Méga vaisselle, lessive+étendage, balai, aspirateur, serpillère. Mon appart est propre et sent bon, ça fait du bien.

    Vendredi 08/11 : je vais à la sécu, le mec en 30sec me dit que je suis inscrite nulle part ! (Il faut croire que mes quelques remboursements de ces dernières années sont tombées du ciel?)

    Mardi 12/11 : RDV LMDE. Ca a pris 5min. La conseillère m'a donné une attestation et commandé une nouvelle carte vitale.
    Mon chèque a enfin été encaissé, je peux faire les couuuuurses ! Pour fêter ça, j'me suis commandé un gros plat de sushi au soir et je me suis fait plaisir, na !

    Mercredi 13/11 : RDV Groupama (voir ci-dessus les infos)

    Jeudi 14/11 : Radios faites et pas de lésion à l'épaule. Les douleurs (articulaires) disparaîtront donc avec le rééquilibrage du diabète. J'attends les résultats de ma PDS et analyse d'urines pour cet après-midi.

    Vendredi 15/11 : RDV Endocrino (voir ci-dessus le gros résumé)

    Coucou tout le monde !

    Alors, j'ai été hospitalisée cette semaine. Je pensais que j'avais RDV pour seulement une journée d'examens, mais apparemment j'avais mal compris (ou bien elle m'avait mal expliqué).

    J'étais un peu impressionnée parce que c'était ma toute première fois dans un hôpital (même pas en visite), mais tout s'est bien passé, le personnel est très accueillant et prévenant, une infirmière venait me voir plusieurs fois par jour pour savoir si tout allait bien et pour discuter. Les chambres particulières sont confortables, et il y a une très bonne communication entre les différents médecins et avec les infirmiers, ce qui fait que tous avaient mon dossier et que tout est allé plutôt vite. J'ai trouvé ça appréciable, et ça m'a permis un peu de découvrir cet univers avant une éventuelle opération.

    Bref, je suis arrivée samedi matin à la clinique, j'ai vu l'endocrino dans la matinée et elle m'a dit que je resterais jusqu'à mercredi (et je suis sortie jeudi finalement). Donc dimanche j'ai eu droit à une permission pour aller chercher mes affaires (vêtements de rechange, trousse de toilette, ordi pour regarder des films entre les RDV et le soir).

    Tout au long du séjour, 3 fois par jour on venait prendre ma tension/température/saturation et toutes les deux heures (même la nuit !!) ma glycémie avec un lecteur dextro (prélèvement d'une petite goutte de sang en piquant au bout d'un doigt).

    Si vous voulez tout savoir, la qualité gustative des repas en hôpital (et même en clinique privée) n'est pas une légende, c'est fade et sans saveur, toutes les soupes ont le même goût, les fruits sont peu mûrs, la viande prémâchée, les féculents trop cuits et les légumes pas assaisonnés ! A la Louvière, ils sont servis à 7h30, 12h30 et 18h30. Quelques petites photos pour vous, si ça vous intéresse !

    Le hall d'entrée et l'accueil :








    Ma chambre + vue de la fenêtre :








    Quelques repas pris au hasard :














    L'appareil de polysomnographie, contrôle de la saturation en oxygène dans le sang (une lumière rouge au bout du doigt, je m'éblouissais et me réveillais chaque fois que je me touchais le visage en dormant mdr), des électrodes accrochées un peu partout (4 ou 5 sur le visage, un micro sur la gorge, une au niveau du cœur, une derrière la tête, deux sur chaque jambe au passage des artères, entre autres ^^) et reliées au boitier par de longs fils de toutes les couleurs.










    Samedi 23 novembre 2013 :

    Ce premier jour, j'ai eu :
    - Analyses d'urine à faire (un petit flacon + récolte d'urines des 24h), trois grosses prises de sang (12 tubes la première !) a 8h, 16h et minuit pour un gros bilan sanguin + recherche de cortisol, et d'anticorps pour éliminer la piste de diabète de type 1. (le cathéter dans le dos de la main fait un peu mal Sad)
    - Visite endocrino pour évaluation de ma réaction aux antidiabétiques oraux.
    - Visite pneumologue pour discuter et parler d'un éventuel syndrome d'apnées du sommeil.
    - Électrocardiogramme fait par une aide soignante.
    - Appareillage pour la polysomnographie (recherche d'apnées du sommeil) à porter toute la nuit.
    - Visite cardiologue : tout est OK, pas de contrindication pour une éventuelle opération.
    - Dodo au labo du sommeil.

    Dimanche 24 novembre 2013 :

    - Retrait de l'appareillage polysomno, j'ai mal dormi (forcément, quand on est relié à un boitier par genre 25 fils de toutes les couleurs... lol, mode terminator !)
    - Visite pneumologue, apnées confirmées (34/heure ce qui est énorme), je serai appareillée.
    - Visite endocrino, autorisation pour sortir chercher mes affaires (un aller-retour à la maison)
    - Ma glycémie est très très élevée en fin de journée (sans raison : les antidiabétiques oraux fonctionnent mal).

    Lundi 25 novembre 2013 :

    Toujours pas de résultats de recherche des anticorps (diabète type 1) mais compte tenu de mes taux de glycémie de la veille, on me met sous insuline.

    - Explication stylos insuline et premières injections
    - Visite diététicienne pour premier contact
    - Tests de souffle, prélèvement pour gaz du sang (la piqûre dans l'artère du poignet m'a fait très mal, pendant plusieurs jours Sad)
    - Visite endocrino, explications médocs+insuline
    - Dopler échographie veineux. Coeur/artères/veines OK, RAS.
    - Entraînement auto-injections (stylo factice + coussin)

    Ma glycémie se régule mieux sous insuline...

    Mardi 26 novembre 2013 :

    - Visite endocrino
    - Visite diététicienne, établissement d'un régime à 190 unités de glucides/jour.
    - Visite société Orkyn, appareillage pour les apnées du sommeil

    Engueulade avec B cause frustration. Je pense qu'il fait la gueule. A suivre.

    Je réaliste très vite que mes "amis" ne se soucient pas de moi et ne viennent pas prendre de nouvelles. Ceux qui ne sont pas au courant ne sont pas plus présents et n'ont apparemment pas envie de venir papoter. Ça me déprime un peu.
    Je commence à en avoir marre de passer mes journées dans ma chambre, étonnamment. J'ai envie de piscine.

    Mercredi 27 novembre 2013 :

    - Visite endocrino, on n'a toujours pas les résultats des anticorps, vu mes réactions aux médicaments et à l'insuline, elle est plus très sûre. Si c'est ni un diabète de type 1 ni un diabète de type 2, c'est peut-être un des diabètes de type MODY, plus rares et moins bien connu, d'origine génétique...
    - Sortie.

    J'ai hâte que les résultats arrivent... L'endocrino doit m'envoyer un courrier avec les résultats et un nouveau RDV d'ici la semaine prochaine.

    J'ai RDV pour un bilan de mes nuits avec l'appareil pour les apnées le 11 décembre, et je maintiens mon RDV CeliObe (pluridisciplinaire) le 12 décembre. Je pars en vacances le 18 décembre.

    Apparemment ils n'opèrent pas tant que le diabète n'est pas équilibré, j'espère qu'on arrivera à doser le traitement et que j'arriverai à suivre le régime pour être équilibrée rapidement et opérée dès que possible...

    Aussi, il est très probable que ma "dépression" ait été due en grande partie à la fatigue (hyperglycémie constante + énormes apnées du sommeil). Quelque part, ça rassure un peu Smile

    A bientôt !
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par gayouelle le Mar 3 Déc 2013 - 22:06

    Bonsoir lou Dickens,

    J'ai pris la peine de lire toute ta présentation, ton parcours est très complexe et j'avoue j'ai été très touché parce que j'ai lu.

    Sache que sur ce forum tu trouveras pleins de témoignages, des reponses à tes questions et un soutien moral.

    Il y aura toujours quelqu'un de présent pour répondre à tes angoisses et à tes joies.

    Je te souhaite plein de courage pour la suite de ton parcours.
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Mar 3 Déc 2013 - 23:31

    Merci beaucoup, ce genre de message de soutien fait toujours du bien Smile
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Annah le Mer 4 Déc 2013 - 11:23

    Coucou Lou, ton récit est très touchant et relate la souffrance de nombreuses personnes. Bon courage pour tes démarches pré-op. Je suis en plein dedans aussi Wink
    Le diabète non maitrisé joue en effet beaucoup sur l'humeur...
    Bientôt une nouvelle vie! Faut s'accrocher!
    A bientôt sur le forum!
    Bises!
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par cor6rond le Mer 11 Déc 2013 - 7:30

    coucou Lou, ça fait un moment que je n'étais pas venue sur le forum (plusieurs mois) et voila je trouve une belle personne en toi tu es une chouette fille et je le ressens déjà, je tombe sur ton récit qui me touche vraiment et qui me fais penser à une personne très très proche qui est dans le fond d'un trou noir en ce moment et je ne sais comment lui tendre la perche pour qu'elle remonte à la surface, et pourtant cette perche est tendue, mais elle n'est pas assez longue pour atteindre ce trou sans fond qui est d'une longueur insoutenable pour moi, je culpabilise que ma perche ne sois pas assez longue et je voudrais tellement l'aider, et même quand ma perche atteint le bout de ses doigts ,elle me la rejette et retourne dans son puits noir... je raconte ceci car dans certains passage tu parles de tes proches et que tu ne veux pas les faire souffrir , et bien oui nous les proches on souffre aussi de voir quelqu'un se détruire et on souffre de ne rien pouvoir faire et on souffre que l'aide qu'on propose est refusée et on culpabilise d'être impuissant à cette souffrance c'est aussi dure à vivre que la personne vit son mal être.. volila j voulais faire un ptit coucou à cette jolie personne que tu es et te dire de continuer dans ta positive attitude je te souhaite bon courage pour ta visite de demain et le lache plus l'affaire il faut continuer ce parcours et avancer dans ce sens vas y fonce....... @ bientôt 11.12.2013
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    cor6rond

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par cor6rond le Mer 11 Déc 2013 - 7:35

    coucou gayouelle, je suis contente de te lire et de voir ta perte progresser, je me souviens t'"avoir lu assez négative parfois et découragée l'année dernière, je constate aujourd'hui un beau résultat et jolie fille avec un grand sourire c'est super , je suis contente pour toi , continue bravo..
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    * Mary *

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Mer 11 Déc 2013 - 9:21

    Coucou et merci pour ton gentil message Smile

    Oui, j'imagine bien comme ça doit être dur pour les proches qui se sentent rejetés et impuissants, ayant moi-même des amis qui ne vont pas très bien... Je pense que l'essentiel est de ne pas leur mettre la pression mais d'être présent pour pouvoir réagir dès que la personne le réclame comme ça arrive parfois.

    Je suis assez angoissée pour le RDV de demain car j'ai passé une dizaine de jours assez durs, avec de grosses grosses insomnies et donc un rythme totalement anarchique. J'ai peur des conclusions du nutritionniste sur mon comportement alimentaire, de découvrir des choses dont je ne m'étais pas rendue compte à mon sujet, de mettre des mots sur mes habitudes. J'ai hâte que ça soit passé...
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par cor6rond le Mer 11 Déc 2013 - 9:36

    c'est normal que tu sois inquiète , ECOUTE se sont des personnes qui sont la pour nous aider et non pas nous juger, elle va comprendre t'inquiète pas... et elle va t'aider tu es sur la bonne route...et en plus tu vas te sentir mieux en sortant et tu auras confiance , redis nous tes impressions.. comme je l'ai dis autrefois sur ce forum et sur Facebook nous ne sommes pas des médecins, nous donnons des conseils par rapport à notre vécu et nos expériences et c'est très important car nous nous entraidons tous de cette manière la, nous n'avons pas la prétention de tout savoir, mais nous pouvons aider et ça c'est énorme , ici j'ai rencontrer quelques belles personnes ex: Rose nous a beaucoup donné de sa personne et beaucoup d'autre aussi et j'espère que se partage va continuer , voili voila mois aussi j'ai du mal à faire court ....... NO STRESS POUR DEMAIN BIZZZZZ
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par MamZelx le Mer 11 Déc 2013 - 10:20

    Bonjour Lou,
    je comprends ton sentiment de stress et ta panique. Le rv avec le nutritionniste est forcément angoissant, puisqu'on touche au cœur même du problème ou des problèmes. C'est son rôle. Mais en général, ce sont des gens habitués à ces problématiques, qui comprennent, restent objectifs et ne jugent pas. Il est effectivement possible que des mots soient posés sur des choses que tu préfères voiler plus ou moins consciemment, il est donc possible que ce soit douloureux ou du moins inconfortable. Mais tant que ces mots ne seront pas posés, tu ne pourras pas progresser dans ton parcours.
    Tu le sais très bien et tu es parfaitement lucide sur le sujet : la chirurgie ne fait pas tout. C'est une remise en question complète de nos comportements et de notre psychologie face à l'alimentation. C'est parfois difficile, mais tellement salutaire ! Mais en général, ça se passe très très bien, ne t'inquiète pas  Smile 
    Rappelle-toi que tu construis ton avenir. Veux-tu vraiment le bâtir sur les mêmes base que ton passé ?
    Allez courage ! Perso, tous ces rv médicaux m'ont fait stresser avant, mais j'en suis ressortie boostée à fond.
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par gayouelle le Mer 11 Déc 2013 - 18:29

    cor6rond a écrit:coucou gayouelle, je suis contente de te lire et de voir ta perte progresser, je me souviens t'"avoir lu assez négative parfois et découragée l'année dernière, je constate aujourd'hui un beau résultat et jolie fille avec un grand sourire c'est super , je suis contente pour toi , continue bravo..

    Merci bcp c'est vrai que ça va bcp mieux du côté du poids le reste va suivre
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par choopette le Mer 11 Déc 2013 - 21:01

    Bonsoir Lou,
    Je t'ai consacré ma soirée, j'ai lu tt ton parcours, je te souhaite pleins de bonnes choses, ce qui est chouette c'est que tu as l'air d'être tombée sur une chouette équipe ( tu parles de La Louvière en Belgique?). pour ma part je ne suis pas encore opérée, je suis dans les démarches pré op ( vendredi rdv nutri et psy) mais aussi en pleine réflexion car c'est une décision à vie qu'on prend!
    Je pense que demain est un jour important pour toi, j'espère que ton rdv se passera bien, bonne soirée biz
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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par * Mary * le Dim 15 Déc 2013 - 18:56

    Coucou, et merci beaucoup les filles pour vos messages ! Je n'ai pas pris la peine de répondre tout de suite parce que j'avais besoin d'un peu de recul pour raconter ces RDV, mais j'ai apprécié vos petits mots.

    Non choopette, je parle de la clinique de la Louvière à Lille ^^ c'est pas loin, mais tout de même pas en Belgique ! :p

    Voilà donc, comme vous l'attendez sans doute toutes avec beaucoup d'impatience (lol), un petit compte-rendu de ma visite au centre CeliObe (Centre Libéral de prise en charge de l'Obésité) de la clinique de la Louvière, à Lille (plus d'informations ici : http://www.generale-de-sante.fr/hopital-prive-la-louviere-lille/Nos-poles-d-activites/CeliObe ).

    C'est un pôle de la clinique qui n'existe que depuis 2011, il regroupe des professionnels de la santé formés aux problèmes de l'obésité et mettent tout en œuvre pour encadrer les patients dans le cas d'une perte de poids (suivi psychologique et émotionnel, diététique et nutritionnel), pouvant aller jusqu'à envisager une chirurgie bariatrique, mais pas forcément.

    Bref, j'ai pris rendez-vous quasi persuadée que je ne pourrais pas être opérée dans l'immédiat ou du moins tant que mon diabète ne serait pas totalement diagnostiqué et équilibré. Et je voulais des conseils à ce sujet et commencer un suivi pour que le traitement de mon diabète se passe le mieux possible.

    De même, je m'inquiétais quant à ma dépression, j'avais peur que les médecins jugent que se faire opérer quand on est déprimée était totalement exclu.

    Je suis arrivée dans le centre (tout est bien indiqué, même si j'ai dû parcourir la moitié de l'hôpital dans des couloirs interminables du style la maison qui rend fou !) et je n'ai eu qu'à montrer ma convocation au secrétariat du CeliObe, on m'a fait patienter dans la salle d'attente.

    J'y ai rencontré une autre patiente avec qui j'ai bavardé quelques minutes de tout et de rien (les enfants, les téléphones portables, le froid saisonnier... ^^) puis le Dr. Boute (Nutritionniste) est venu me chercher.

    Je me suis sentie à l'aise avec lui tout de suite, c'est un grands monsieur qui n'arrête pas de rire (de façon assez expressive) et de sourire, qui plaisante beaucoup mais est d'un autre côté très professionnel. Il m'a posé plusieurs questions sans me juger quand j'avais du mal à répondre. J'ai bloqué quand il m'a demandé :

    "Qu'attendez-vous de cette opération ?", je lui ai dit que je comprenais pas ce qu'il attendait comme réponse, et il m'a dit :

    "Je n'attends rien, ma question est volontairement vague".

    Je pense qu'il voulait vraiment tester ce qu'on sait sur l'opération et si cette possibilité et ses résultats possibles sont déjà clairs dans notre esprit ou s'il faut y travailler.

    Il m'a pesée et mesurée, et a consulté les rapports d'hospitalisation et lettres de l'endocrinologue.

    Il m'a posé des questions sur mon enfance et m'a précisé que la prise de poids ne pouvait être liée qu'à UN évènement et que c'était un ensemble de chose, qu'il était important que je le réalise. Il a été plutôt compatissant quand je lui ai parlé des médecins que j'ai vus en 2010 avec qui ça ne s'était pas très bien passé. Il ne m'a pas jugée sur la dépression que j'ai faite et qu'il trouve "normale" compte tenu des évènements et surtout de ma santé (hyperglycémie + apnées non appareillées). Il m'a dit qu'il y aurait un gros travail émotionnel à effectuer pour écarter ce sentiment d'échec que je traine derrière moi depuis des années et qui provoque cet état d'esprit.

    Ce médecin travaille avec l'hypnose Ericksonnienne  (je vous invite grandement à aller googler ça si vous ne connaissez pas, je n'en avais jamais entendu parler avant de prendre RDV au CeliObe, mais j'avoue que ça m'intrigue beaucoup, et je pense que ça pourrait m'aider). Il m'a proposée de me suivre pendant mon parcours pour vraiment travailler sur le côté émotionnel du ressenti de mon obésité..

    Après ça, j'ai eu un RDV avec la diététicienne, qui a également eu une approche assez originale du problème. Je l'ai trouvée très bien.
    Elle a commencé par me poser des questions sur mes habitudes de vie (pas celles que "je sais que je devrais avoir" mais celles que j'ai réellement, avec tous ses problèmes). Elle m'a dit en gros que c'est elle qui adaptait ses conseils à mon mode de vie et qu'elle ne me forcerait pas à changer tout d'un coup. On a discuté de pourquoi je "mangeais trop", et on a essayé de discuter ensemble des solutions qui peuvent être apportées progressivement et de celles qui sont à écarter. Le but n'est pas dans un premier temps de "maigrir" mais de mieux me connaitre.
    Il faut d'ors et déjà que j'apprenne à écouter mon corps, à reconnaître la faim, la satiété, le "besoin" de manger plutôt que l'envie et l'habitude.
    Pour ça les premiers tests : essayer de manger sans rien faire d'autre à côté (pas d'écran, pas de magazine). Ensuite, aménager un petit coin repas où je ne suis pas dérangée pour manger (j'ai un tout petit appart' et pas de table, je mange sur mon bureau. Solution : éteindre les écrans de l'ordi pour pouvoir manger au calme). Prendre un peu plus confiance en moi pour cuisiner (je ne suis vraiment pas bonne à ça et je n'aime pas trop ça), essayer, rater, recommencer, tester.
    Pour l'instant, juste ça. Elle ne m'a pas parlé de quantités, mais surtout d'écoute du corps. Pour elle les quantités ne sont pas représentatives, il n'y a pas de "portion normale", mais seulement la "quantité dont on a besoin". Il faut donc savoir définir pourquoi on mange, et de combien notre corps a besoin. La prochaine fois qu'on se revoit, je devrai lui parler des changements que j'aurais pu observer en faisant plus attention aux réactions de mon corps.

    J'ai ensuite vu la psychologue, qui m'a demandé de décrire "dans les grandes lignes" l'histoire de mon poids, quand j'ai commencé à prendre, si j'avais une idée de "pourquoi" et de si j'étais consciente de ce qu'impliquait une chirurgie bariatrique (devoir changer l'intégralité des habitudes alimentaires avant d'être opérée). Elle m'a expliqué l'importance du suivi pré-opératoire (sur le plan psychologique mais aussi sur le plan médical) et comment allait se passer la suite du parcours :

    Il y a une dizaine de RDV de groupe animés par le nutritionniste, la psy, la diététicienne et les trois chirurgiens qui opèrent dans ce service. Le tout étalé sur 4 à 5 mois (environ 15 jours entre chaque RDV). A chaque RDV le nutritionniste fait une petite synthèse avec le patient et décide s'il doit revoir individuellement l'un des praticiens du centre. Il fait également les ordonnances pour les examens médicaux (fibro, cardio, pneumo, tests hélikit...etc.) qui s'intercalent entre les RDV de groupe du parcours.
    La psy m'a dit qu'entre chacun de ces RDV elle donnait un petit "devoir" à la maison centré sur l'écoute de soi, sur le ressenti, les émotions, les peurs, dans une situation donnée.

    Apparemment, on peut demander à voir le chirurgien individuellement en premier, mais ça n'est pas utile car il nous renverrait vers le service qui, lui, est chargé d'orienter le patient vers la chirurgie et de lui expliquer tout ce qu'il y a à savoir. On rencontre les trois chirurgiens pendant les animations de groupe et on peut questionner d'anciennes opérées à leur sujet. Ce qui fait de ce RDV CeliObe du 12 décembre 2013 le premier RDV de mon parcours vers la chirurgie !

    Au terme de ce parcours dirigé par nutri/psy/diet et au cours duquel on aura fait tous les examens médicaux, on arrive à un accord de l'équipe : soit un accord total parce qu'on aura réussi à changer en nous ce qui devait l'être et qu'on est prêt psychologiquement comme physiquement, soit un accord avec mise en garde "vous pouvez être opéré MAIS attention à...", soit un refus argumenté. Rien n'est acquis et il est possible de ne pas être opéré parce qu'on n'est "pas prêt". A partir de cet accord, on rencontre le chirurgien et apparemment on a très rapidement une date pour se faire opérer.

    A la fin, j'ai revu le Dr. Boute (nutritionniste) pour faire la synthèse des trois RDV. Il m'a dit que sa secrétaire était absente, mais qu'elle me rappellerait lundi pour que je puisse avoir un calendrier des RDV du parcours, que je puisse m'y inscrire, et signer une obligation d'assiduité (obligée d'assister à chaque type de RDV de groupe dans un temps imparti). Il m'a précisé que le diabète de type 2 (les analyses ont confirmé que ça n'était pas un type 1, même s'il reste une possibilité que ça soit un type "mody" ça reste un diabète de type 2 pour le moment...) n'était pas du tout une cause de retard de l'opération et que je pouvais être opérée avec. De même pour les apnées et la dépression si le parcours m'aide à en sortir... OUF ! Il m'a aussi dit quelque chose qui m'a fait sourire et vous aidera probablement aussi :

    "N'ayez pas peur de maigrir ! Je sais que les patientes ont toujours peur de maigrir au cours de la prise en charge et de voir leur IMC baisser, mais non au contraire, n'ayez pas peur, c'est le RDV d'aujourd'hui qui importe et ce sera même bien vu si vous perdez un peu de poids pendant votre parcours !"

    Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié, c'est que le médecin m'ait montré toutes les notes qu'il prenait au cours du RDV. Il a pris des notes pendant que je parlais et pour monter les premières feuilles de mon "dossier", mais en fin de RDV il a imprimé le tout et me l'a remis dans une enveloppe.

    Ah, et j'oubliais ! Je n'ai eu à payer que 46€ (remboursé par la sécu en plus dans le cadre de mon diabète) pour cette journée (3h de RDV où j'ai vu 2 fois le nutritionniste et une fois la psy, une fois la diététicienne). Le nutritionniste ne fais pas de dépassement d'honoraires dans le service CeliObe.

    J'en saurai donc un peu plus lundi ! Mais en partant de ça, si je calcule bien je pourrais être opérée d'ici mai ou juin !? Si tout se passe bien et que j'ai l'accord de l'équipe !

    Voilà pour les nouvelles Smile

    Ça m'a donné un petit coup de boost, même si je suis toujours très très fatiguée et déprimée à cause de mes insomnies. J'avance un peu, et c'est bien. Je vais essayer de me détendre en attendant le départ en vacances (je pars mercredi soir dans ma famille et ne reviens qu'après les fêtes).

    Je file faire mon ménage maintenant, bonne fin de journée à vous !

    PS : Je suis désolée pour la longueur de chacun de mes gros posts, j'ai tendance à vouloir synthétiser et tout marquer d'un coup plutôt que de faire de petits messages comme certaines d'entre vous... j'suis désolée si ça fait vraiment long à lire d'un coup !

    MissJulie

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par MissJulie le Dim 15 Déc 2013 - 19:25

    Coucou Lou,
    Contente que ca se soit bien passé !!!
    Courage pour la suite !
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    Moscova

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par Moscova le Dim 15 Déc 2013 - 19:33

    Même si c'est long je lis toutes tes publications avec beaucoup d'attention...courage Lou ton parcours avance bien et il me semble que tu fais tout ce qu'il faut pour être bien préparée aux changements qui se préparent...je te souhaite de bonnes vacances et un merveilleux Noël  santa 
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    MamZelx

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

    Message par MamZelx le Lun 16 Déc 2013 - 8:21

    Merci pour ton récit Lou,
    tu as la chance de bénéficier d'un super suivi et d'un super encadrement. Tel que tu le raconte, ça semble vraiment parfait. J'ai eu un peu le même genre de suivi, avec le même discours des médecins, et j'ai énormément apprécié.
    Bon courage. Ca se passera bien, tu es super bien encadrée Smile

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    Re: [Mon parcours, du tout début] Mary

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